04.12.2007

SOLENE MON AMOUR

A mes abondant(e)s salauds salopes de lecteurs lectrices, desquel(le)s sont exclu(e)s les transients ventouze chatte, les indétrônables encule-moi, bouffe-moi la chatte, les innombrables blog lécheuse de couilles, d’ailleurs c’est presque beau le pragmatisme qui en vient à définir son fétichisme auprès de Dr. G, les fillette branleuse et même la merveilleuse attache-moi, puis attache-moi salaud ! tellement rien de ce que Google proposant tout n’est à la mesure de ce cri du cœur, de ce pli de la soif, oui, vous, qui me réclamez la fin ils vécurent heureux du film Solène, sachez qu’enfin et ce sera la seule belle nouvelle, j’ai, après avoir consacré une force de Titan à chasser mille de mes démons, trouvé celle qui consiste à se jeter à l’eau, par le petit plongeoir, entrebaillé, sans même consentant céciteux avoir flatté la température, et de la manière la plus banale qui soit. Elle m’a donc découpé le thorax avec la plus grande délicatesse pour me dire qu’il n'était pas certain que son chéri apprécie, une femme aussi parfaite, j’en étais sûr, je n'ai pas su quoi dire, inverser la tendance, einsteiner la parfaite loufoquerie légitimante de l'Abandon, je l’ai laissée prendre mon cœur entre ses mains d’angoissée, et nous avons souri quand elle l’a projeté contre le mur d’une cathédrale apparue pas loin, je ne sais par quel miracle. Et nous nous sommes dit un anrvouar qui était le triomphe de la Cvilisation. Revenir rewind sur le plongeoir et déglutir un peu tu vois, enfin vraiment dans la douleur, quand vous avez été vécu successivement par la pulsion de meurtre, y’a un blaireau j’en suis sûr il ne mesure pas sa chance, et de viol, je l’aime je la veux c’est l’Evolution qui parle, OR tu pars calmement parce qu’il était embarrassant de lui demander une chaise, tellement t’étais suffoqué par l’évidence, mais quand même, t’aurais bien voulu qu’elle t’asseye, pas pour le théâtre, mais parce que du coup, la suffocation le vertige, t’avais plus de cœur, tu voulais t’asseoir.

26.11.2007

OCYTOCYNE BLUES

Une très poétique manière d’arpenter ses vieux couloirs, c’est par les épaules, en antennes d’escargots. C’est si sensible l’œil qui touche. Se rétracte dès qu’il a vu. Ca n’empêche pas d’avancer. La douleur de voir. On a le lapin, sinon, de si grandes oreilles pour vivre dans la peur perpétuelle. Multiplie par tous les sens que l’on n’a pas encore conçus, tu auras une idée évidemment de ce qui me fait fuir.

Ton avant-hier, par exemple. Sublime. Tu as bu quelques bières, puis une bouteille d’un excellent vin, et donc une bouteille de rhum. Tu as pris ta voiture, abandonné tes amis déprimants, tu t’es arrêté là où on vendait des cigarettes, un casino, t’as fait chier tout le monde, t’as parlé d’Einstein, de je ne sais quoi, de l'inventeur de la roue, de la figure du Désobéissant, à des ouvriers endimanchés des anciens légionnaires des serveuses hypocondriaques qui grâce à toi ont vu le monde sous un jour différent. Et toi aussi, tu t’es dit ah mais ouais en fait. De l'intérêt de verbaliser ce qu'on n'avait jamais encore pensé. Si on ne rencontrait pas d'Illumination au fond de son verre, qui boirait ? T’as partagé le profond silence d’une réflexion toute neuve et fascinante. T’as bu trois whisky, laissé un pourliche au seul serveur silencieux, un Noir, c’était sans doute maladroit. Ensuite la boîte. Au Pink Pussy on était vraiment désolé mais ça n'allait vraiment pas être possible. Un couple est arrivé, la fille t'a sauté au cou, t'as chancelé, elle a eu l'air peinée. Elle t'a caressé la joue, t'as failli pleurer, elle a dit je le raccompagne à sa voiture, pendant que t'essayais vaguement de mettre un cul sur son visage. Elle me prend pour quelqu'un d'autre. A la voiture, elle fait je t'appelle un taxi, tu ne réagis pas, tu la pelotes pendant qu'elle donne l'adresse, tu lui renifles la carotide, elle te malaxe un peu la queue, tu bandouilles. En cette minable époque de repus, t'as bandouillé, toi le casseur d'assiettes, c'est un crime. Et puis tu lui as dit ta gentillesse me blesse petite salope. Ca lui a bien plu. T'es dans un tel état, chaton, qu'est-ce qui t'arrives ? Tu l'as repoussée, et tu t'es tiré en faisant crisser les pneus. Au Select, la compassion mercantile t'a ouvert ses portes. Encore ce pochard absurde. Ils t'ont foutu dehors une fois, comme tout le monde, et tu reviens, tellement t'es digne. Quatre vodkas. Y’a un gars sympa qui a cherché à prendre de tes nouvelles, il a laissé tomber, vu ton état. Une fille sympa qui t’a dit, qui a pas su quoi dire devant l’ampleur du désastre. Elle sait que t'es un musicien privé de ses mains. Et puis t’as dansé, de cette danse qui attise ou la moquerie ou la pitié, mais tu as dansé, et c’était magnifique. T’as parlé à une blonde et tu lui as dit qu’elle avait une gueule de Gremlins, et t’as puisé dans Cicéron la preuve que c’était un compliment. Tu es rentré chez toi, et avec ta bagnole pourrie t’as visé les petites marches de ton entrée. T’as essayé de trouver tu sais le sésame en ta clé de bagnole, une porte est si forcément ton ennemie que l’idée d’utiliser la bonne clé t’est venue après une heure de glaciation vociférante. Une salamandre est passée, même pas goguenarde, juste au bout du rouleau, déshydratée. T'as pas trouvé quoi faire pour l'aider. Ta toute première salamandre, noire et jaune comme dans les livres. T’as dormi vingt-quatre heures, ignoré les sonnettes amicales et t’es sorti acheter du coca light, pour la deuze bouteille de rhum que t’as volée à tes amis déprimants. T'as été un peu déçu que ce soit que du 49 et pas du 55. Tu t’es dit demain je reconquiers mon estime. Ne jamais perdre son estime. Demain, c’est aujourd’hui. Et aujourd'hui t'as vomi.

20.11.2007

MON BEAU CHAPEAU

En chapeau melon, je me suis promené dans la foule des femmes chaussées comme vous savez. Le nombre ayant toujours raison, je ne crois pas que le message soit passé.

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16.11.2007

GOD BLESS THE CHILD

Je suis né à l’époque où les petits nuages et les petits soleils tragiques pouvaient encore très bien se casser la gueule, pendant la météo. Où les sourcils étaient denses, les peaux grasses, les barbes broussailleuses, et les chattes triangulaires. A une époque où une vieille fille qui vendait des meubles pouvait vous épier de son côté de rue minuscule, registrer vos horaires et en discuter avec le curé. On pouvait oui vendre des meubles dans un virage, à l’ombre d’aucune vitrine et tenir des siècles. Les tapisseries étaient de sérielles abstractions de fleurs, les cols étaient compliqués à repasser, et il y avait des lampes tueuses psychédéliques dont on pouvait maniveller la mèche tressée. Le mercredi, l’église sonnait, pour voir. En dix pas, après le pont minuscule, pour vos trois ans, on vous offrait d’abord qu’est-ce que ce sera, une tarte aux fraises, ensuite puis-je vous renseigner, un hélicoptère en plastique. On soufflait trois bougies et, de l’index, on tournoyait les pales, fort d’une parfaite notion de l’éternité.

INFERNO

Comment peux-tu être aussi odieux ? T’as été d’un odieux. T’as parlé de son cul à une fille inconnue qui est partie en pleurant, c’est là que t’as réalisé que t’étais passé de l’autre côté, vraiment tout au bout de l’ivresse, et que tu tenais ce rythme depuis une soixantaine d’heures, tu ne te rappelles pas avoir dormi, il te manque quelques heures, ça devait être ça…  Elle est partie, la troupe t’a regardé sans comprendre, un peu choquée, et puis le cortège a repris sa danse, indifférent. Champagne ! Peut-être que la fille a surréagi, tu te souviens que l’intention n’était pas si cruelle, mais les mots sont sortis assemblés d’une manière si tranchante que ta propre tête est tombée aussi et tu n’as pas daigné la ramasser, t'as même shooté dedans, histoire d’abîmer encore un peu, si c'était possible. J’aime beaucoup quand tu es lancé dans ton numéro noir-enfer du je me fais haïr pour de mauvaises raisons, regarde-moi tous ces connards comme ils haïssent facilement. Tout le monde est tellement super cool, tellement super mort. Je trouve qu’il y a une indéniable beauté dans les écarlates d’écorché vif que tu donnes à voir à ceux dont la peur de tout est si grande qu’ils ont fini tout entier dans leur masque blasé-super cool, à ceux que tu ne peux pas considérer comme des amis, même s’ils en ont l’attribut patient. Magnifique ton endurance ! Incroyable, effrayante, sublime ! Comment fais-tu ? Dans quel obscur yoga réside ton secret ?

Donner à voir un homme en pleine destruction, en plein avilissement, pourquoi ? Et surtout à qui ? Je sais mieux que toi le vrai pourquoi de ta cabotinerie d’ivrogne total, à moi tu ne peux mentir, et je te le demande : apaise-toi, il y a des gens qui ne peuvent plus rien apprendre, ou au mieux à qui tu ne peux plus rien apprendre, surtout de cette manière, ça revient à se taper la tête contre les murs, ça ne suscite que la peur et l’incompréhension, abandonne cette hystérie avant qu’elle ne te tue. Tu ne l’as pas sentie, mais moi j’ai vu son couperet te passer à ça, en plein cortège, tout en haut. Je ne voudrais pas te perdre, j’ai deux trois choses à te faire faire, je crois que t’es au courant.

02.11.2007

WAF WAF

"Quand votre chéri a décidé de transformer la moitié de votre appartement en salle de cinéma, il devient urgent de lui faire connaître le WAF ! Cette caractéristique essentielle qui nous vient des USA correspond au taux de compatibilité entre ses envies de technologie et nos envies de décoration. Le Woman Acceptance Factor ne se mesure pas en Watt ni en Hertz mais en tonnes de bazar qui passent par la fenêtre... ou que l'on perd à chaque déménagement.

Ce n'est pas parce qu'on apprécie beaucoup la musique qu'il faut l'écouter au milieu d'un laboratoire de la Nasa !

Ce que nous aimons en hi-fi et home-cinéma
- Le design
- La simplicité d’utilisation
- La discrétion visuelle
- Les petites chaînes “bijou”
- Les télécommandes tactiles multi-fonctions
- Les couleurs originales d’appareils

Ce que nous n'aimons pas (et le mot est faible)
- Les grosses enceintes
- Les câbles qui trainent (même s’ils sont très chers)
- Les appareils noirs et pleins de boutons
- Le besoin d’avoir cinq télécommandes sur la table
- Les pièges à poussière impossibles à nettoyer car pleins de fils enchevetrés

En bref, Messieurs, si vous voulez un intérieur agréable à vivre dans tous les sens du terme, demandez-nous si votre choix est WAF compatible. Quant aux autres... laissez les au bureau !
 
Ce label apposé sur nos fiches produit indique que nous le trouvons acceptable... voire très chou pour le mettre dans notre espace de vie. Notre sélection est impitoyable. Vous aussi, pouvez participer aux élections des nouveaux produits "WAF compatible".

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21.10.2007

HAUTETFORT

  On s'embête, osons le dire. On s'embête solidement, surabondamment et du haut en bas. On est épuisé de rengaines politiques ou littéraires. On a mal au coeur de tout ce qui faisait la vie morale de l'ancien monde, et l'immuable nature de l'homme s'acharne pourtant à solliciter de l'idéal. Ce tigre veut sa pâture, sous peine de dévorer son triste cornac.

  Or, il devient terriblement difficile à dénicher, ce merle blanc d'idéal, dans une civilisation de prétendue science et d'argent qui a congédié, depuis si longtemps, comme d'offensives chimères, la Foi, l'Enthousiasme, l'Héroïsme et jusqu'à la pauvre Charité tout en pleurs !

Léon Bloy, Belluaires et Porchers. (Pomponne. Fête du Saint Rédempteur, 1900)

15.10.2007

LES CROUTONS DE PANURGE

BANDE DE CHAROGNES ! VOUS ME FAITES TOUS CHIER AVEC VOTRE RUGBY, VOS GAZ, VOS FRINGUES ET VOS PLAYLISTS ! ET VOS OPINIONS ! ET VOS PUTAIN DE BLOGS ! TOUS PAREILS ! LAIDEUR ! LAIDEUR ! LAIDEUR ! PARTOUT ! MATIN SOIR SOIR MATIN ! A CAUSE DE VOUS ! BANDE DE LARVES QUI VOUS TORTILLEZ SOUS UNE CHAPPE D'ENNUI ! ET DE HONTE !

POLLUTION IS THE SOLUTION dit une chanson. Ca vous distraira peut-être une bonne fois pour toutes !

14.10.2007

SIC(K)

Peau morte
ocytocyne
branle moi
encule moi

bouffe moi le cul
blog cul

extrait lecheuse doigt dans cul homme
lecheuse blog
lecheuse de couille (la gauche ou la droite ?)
lecheuse de gland

ma chatte

solène blog
t'es mon amour
blog amour foudre (quand même !)

blog la femme de mon pote
blog lecheuse de couilles
blog photo chatte de ma femme bouffe moi le cul

bouffe moi
bouffe moi le gland defonce moi le trou du cul
bouffe moi la chatte
bouffe moi la toute

encule-moi (avec un trait d’union, donc)
je caresse solenne
je veux voir toute les fille qui on les plus gros sein de la te
la peau morte
notez ma chatte
ocytocine
peau morte sous les pieds.

 

notez ma chatte

09.10.2007

OCYTOCYNE BLUES

En rentrant, j'ai fui. J'ai fui ce lieu de décomposition, sans oublier d'amputer leur bar, la dose pour écrire ces conneries, fui l'horreur d'un couple qui finalement suit sa vie, faute de mieux, vite vite, dépêchons-nous d'avoir l'air dans la continuité standard, puisque c'est ainsi au moins on entre dans la disparition, le flux habituel qui s'écoule dans une torpeur abrutie. On se rencontre, on se marie, on procrée, on est mort chéri(e).

Je vous entends d'ici, je suis un putain de romantique, ta Solène, ta Solène, tu veux plus, tu veux le grand tout, l'amour, la passion.

Je vous entends d'ici, je suis jaloux.

Là faut vous figurer ma folie. 

Je suis indéniablement jaloux. Des gens laids, nuls, dénués de curiosité, s'occupant lamentablement de consommer quoi comment, et de ne rien comprendre au fond à leur travail même si complexe, à leur mission, peuvent évoluer librement, se reproduire entre eux, jouir d'une caresse entre deux silences engueulés, alors que moi, qui rentre autant que je fuis, toujours seul, parce que toujours sublime, je me bagarre tard le soir, je dégrise chez les flics, et malgré mon dégoût global, je me dis, c'est moi qui ai tort, ce n'est pas si difficile, enfin, suffit de mourir, peinard, et de mouliner encore sous le cercueil jusqu'à l'asphyxie !