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21.10.2007

HAUTETFORT

  On s'embête, osons le dire. On s'embête solidement, surabondamment et du haut en bas. On est épuisé de rengaines politiques ou littéraires. On a mal au coeur de tout ce qui faisait la vie morale de l'ancien monde, et l'immuable nature de l'homme s'acharne pourtant à solliciter de l'idéal. Ce tigre veut sa pâture, sous peine de dévorer son triste cornac.

  Or, il devient terriblement difficile à dénicher, ce merle blanc d'idéal, dans une civilisation de prétendue science et d'argent qui a congédié, depuis si longtemps, comme d'offensives chimères, la Foi, l'Enthousiasme, l'Héroïsme et jusqu'à la pauvre Charité tout en pleurs !

Léon Bloy, Belluaires et Porchers. (Pomponne. Fête du Saint Rédempteur, 1900)

15.10.2007

LES CROUTONS DE PANURGE

BANDE DE CHAROGNES ! VOUS ME FAITES TOUS CHIER AVEC VOTRE RUGBY, VOS GAZ, VOS FRINGUES ET VOS PLAYLISTS ! ET VOS OPINIONS ! ET VOS PUTAIN DE BLOGS ! TOUS PAREILS ! LAIDEUR ! LAIDEUR ! LAIDEUR ! PARTOUT ! MATIN SOIR SOIR MATIN ! A CAUSE DE VOUS ! BANDE DE LARVES QUI VOUS TORTILLEZ SOUS UNE CHAPPE D'ENNUI ! ET DE HONTE !

POLLUTION IS THE SOLUTION dit une chanson. Ca vous distraira peut-être une bonne fois pour toutes !

14.10.2007

SIC(K)

Peau morte
ocytocyne
branle moi
encule moi

bouffe moi le cul
blog cul

extrait lecheuse doigt dans cul homme
lecheuse blog
lecheuse de couille (la gauche ou la droite ?)
lecheuse de gland

ma chatte

solène blog
t'es mon amour
blog amour foudre (quand même !)

blog la femme de mon pote
blog lecheuse de couilles
blog photo chatte de ma femme bouffe moi le cul

bouffe moi
bouffe moi le gland defonce moi le trou du cul
bouffe moi la chatte
bouffe moi la toute

encule-moi (avec un trait d’union, donc)
je caresse solenne
je veux voir toute les fille qui on les plus gros sein de la te
la peau morte
notez ma chatte
ocytocine
peau morte sous les pieds.

 

notez ma chatte

09.10.2007

OCYTOCYNE BLUES

En rentrant, j'ai fui. J'ai fui ce lieu de décomposition, sans oublier d'amputer leur bar, la dose pour écrire ces conneries, fui l'horreur d'un couple qui finalement suit sa vie, faute de mieux, vite vite, dépêchons-nous d'avoir l'air dans la continuité standard, puisque c'est ainsi au moins on entre dans la disparition, le flux habituel qui s'écoule dans une torpeur abrutie. On se rencontre, on se marie, on procrée, on est mort chéri(e).

Je vous entends d'ici, je suis un putain de romantique, ta Solène, ta Solène, tu veux plus, tu veux le grand tout, l'amour, la passion.

Je vous entends d'ici, je suis jaloux.

Là faut vous figurer ma folie. 

Je suis indéniablement jaloux. Des gens laids, nuls, dénués de curiosité, s'occupant lamentablement de consommer quoi comment, et de ne rien comprendre au fond à leur travail même si complexe, à leur mission, peuvent évoluer librement, se reproduire entre eux, jouir d'une caresse entre deux silences engueulés, alors que moi, qui rentre autant que je fuis, toujours seul, parce que toujours sublime, je me bagarre tard le soir, je dégrise chez les flics, et malgré mon dégoût global, je me dis, c'est moi qui ai tort, ce n'est pas si difficile, enfin, suffit de mourir, peinard, et de mouliner encore sous le cercueil jusqu'à l'asphyxie !

OCYTOCYNE BLUES

Vous savez, tout le monde sait, la beauté de cette ligne blanche discontinue, la nuit, quand vous rentrez, quand vous fuyez. Bon, un paquet de tâcherons, de gâtés d'hollywood, de collectionneurs de mouches mortes d'avoir trop été enculées, pour vous raconter ce que vous savez déjà, mais en compliquant tout, parce que ce que vous éprouvez depuis toujours, vous tous, qui avez conduit, seul, la nuit, ou même vous êtes laissé(e) conduire, vous avez vécu cette bizarre et simple expérience d'un signal répétitif, sobre la fatigue, potentiellement interminable, cette nuit noire qui accouche de ce trait blanc qui vous guide, vous maintient éveillé et peu à peu vous mène vers la transe et une sorte d'introspection rituelle, ancestrale. Combien d'entre vous ont-ils été sauvés par cette beauté, discontinue, permanente ? Combien d'entre vous ont-ils si bien introspecté en cette contemplation, qu'ils ont pris des décisions cruciales, qu'ils ont vu leur vie et leurs foirades sous un jour nouveau ? Combien d'entre vous se sont-ils endormis et crashés ? 
Avez-vous fui ? Etes-vous rentré ? Etes-vous mort ?
 

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