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09.10.2007

OCYTOCYNE BLUES

En rentrant, j'ai fui. J'ai fui ce lieu de décomposition, sans oublier d'amputer leur bar, la dose pour écrire ces conneries, fui l'horreur d'un couple qui finalement suit sa vie, faute de mieux, vite vite, dépêchons-nous d'avoir l'air dans la continuité standard, puisque c'est ainsi au moins on entre dans la disparition, le flux habituel qui s'écoule dans une torpeur abrutie. On se rencontre, on se marie, on procrée, on est mort chéri(e).

Je vous entends d'ici, je suis un putain de romantique, ta Solène, ta Solène, tu veux plus, tu veux le grand tout, l'amour, la passion.

Je vous entends d'ici, je suis jaloux.

Là faut vous figurer ma folie. 

Je suis indéniablement jaloux. Des gens laids, nuls, dénués de curiosité, s'occupant lamentablement de consommer quoi comment, et de ne rien comprendre au fond à leur travail même si complexe, à leur mission, peuvent évoluer librement, se reproduire entre eux, jouir d'une caresse entre deux silences engueulés, alors que moi, qui rentre autant que je fuis, toujours seul, parce que toujours sublime, je me bagarre tard le soir, je dégrise chez les flics, et malgré mon dégoût global, je me dis, c'est moi qui ai tort, ce n'est pas si difficile, enfin, suffit de mourir, peinard, et de mouliner encore sous le cercueil jusqu'à l'asphyxie !

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