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27.09.2007
SOLENE MON AMOUR
En fait, ses yeux sont pires que noisette. Ils sont presque jaunes. Ambre. Cerclés de noir. Un vaisseau rouge exploded, là, là, la fatigue peut-être. Ou un micro-orgasme tellement t’es beau parce que t’es courageux. Et une putain de micro-pupille, en satellite de la principale, de quoi vous coller des insomnies. Y’en a peut-être plusieurs, je ne peux que jeter un œil. D’habitude, pour contempler ça, t’es moitié prévenu, soit t’as pris toutes les meilleures substances du monde et tu sais que la beauté est partout, soit l’herbe est sèche malgré la nuit, et tu t’allonges, les paumes en oreillers, doigts entrecroisés, et tu échafaudes une vie qui malgré l’infini échapperait à l’absurde.
Une constellation, un univers, mille, dans un seul oeil d'une femme pas noyée dans un verre d'eau comme ce toi que je me coltine.
07:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature
RRRR MON HOMME
Donne du rhum à ton homme, tu verras comm’il t’aimera. Avec forces œillades coquines, c’est ce que la mère de l’homme de ma mère chantait. Un p'tit signe, une malice, ni vu ni connu, vers sa bru. Un secret de beauté. On a chanté ça nous aussi, pourquoi pas. J’ai jamais vraiment compris cette histoire, j’aimais bien ce dont ça donnait envie. Ca donnait envie de s’étirer au soleil, en montrant les dents, hmm, c’est bon, de se tortiller, se gratter l’échine contre un sol bien dur, jusqu’à ce qu’une main vienne vous apaiser le ventre, vous caresser. Je comprends ça maintenant. Je ne sais pas ce qu’est le rhum, mais j’imagine que c’est ce qui a l’odeur de mon homme quand il se jette sur moi, en plein cœur de la nuit. Mon homme n’est pas très câlin, j’ai pu faire l’association. Mon homme bougonne quand je lui dis bonjour. Mon homme n’a pas d’horaire. On se figure que je n’en ai pas. Je dois reconnaître que je parais aléatoire, mais en vérité, je suis très organisée. Mon homme ne l’est pas. Je connais mon homme. Il était encore pas mal jusque y’a pas si longtemps. Il n’a jamais été câlin. Je ne lui en veux pas trop, il m’a extrait d’un minuscule endroit pollué, où je voyais trop d’hommes qui fumaient une de ces herbes qui me rendait l’endroit encore plus petit. Je courais sur les murs, affolée. Affolée aussi, la femme, elle allait mettre bas, j’imagine que folle comme j’étais, elle craignait que je les bouffasse, ces futurs chiards. C’est là que mon homme est venu. Je me suis dit, c’est donc ça le rhum. Une drôle d’odeur. J’ai pas compris tout de suite. Je déteste la voiture. Je me suis cassé peut-être deux ongles, au début du trajet. Mon homme conduisait, faisait des mmmmm très graves et vibrants pour que je m’évanouisse, enfin pour que je me taise. Il m’a bien fait comprendre que des ongles, j’en étais déjà à moins deux, et que peut-être il m’en faudrait quelques-uns encore, on savait pas.
J’ai crié, j’ai crié, ça ne servait à rien, mon homme s’est arrêté quand il a voulu. Une grande maison, un immense jardin, nous y sommes toujours.
Mon homme n’est pas câlin. Mais il me défend toujours, en cas d’agression. Presque toujours. Il ne se rend pas compte, mais au bruit je sais s’il dort ou fait semblant. S’il dort, et que je hurle de frayeur, immanquablement, il se réveille, et réveillé par mes hurlements il bougonne, et se dit : « qu’elle se démerde cette pute. » Alors, je hurle hurle, j’ai mis au point un son qui le sort du lit, malgré tout. Il vient voir, et grogne vers l’agresseur, qui s’enfuit. Parfois, il me caresse, y’a rien à craindre baby, mais je fais plus la différence, et je surhurle vers lui, et il retire sa main comme si je brûlais, il dit : « pff, bah va t’faire foutre », referme la fenêtre, et suppose qu’il a suffisamment effrayé mes agresseurs, et que de toutes façons je n’en méritais pas tant, et se force à dormir, ou à ignorer mes cris éventuels, coûte que coûte, c’est pas une pute dans mon genre qui va lui dicter sa vie.
Mais il vient rire dans mon ventre, comme un débile, quand sa femme lui a donné du rhum, et qu’il lui reste encore de quoi m’aimer. Je préférerais que mon homme soit plus constant. Plus câlin tout le temps. Qu’il ne me traite pas de pute quand je lui dis que j’ai faim, par exemple. Qu’il ne considère pas que ma vie soit totalement inutile. Que je ne suis pas qu’un tas souple de paresse parasite, que ma quête ce n’est pas l’eden-living.
Quand il vient rire ou sangloter ou parler dans ma toison, au cœur de la nuit, je finis par indulger, et lui chanter « Donne du rrrrhum à ton homme, tu verras comm’il t’aimera. », et il me prend, dans ses bras.
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15.09.2007
EMBRASSE-MOI
Ce matin, je t’ai extirpé d’un rêve-Solène d’une niaiserie que je renonce à qualifier et j’ai profité de notre gaule fanfare pour tenter de te ramener vers les questions essentielles. Est-ce que c’est plutôt une bout du gland, une diagonale du fou, ou une arG-boutant qui tue ? une cogne au fond ? ou les cinq ? Une allez fais la toupie ? Une dessus, une dessous, du devant, du derrière ? une zig-zag égalitaire ?... ou les mille et une ? J’avoue qu’elle me plaît aussi ta Solène, pas exactement de la même manière que toi, mais je refuse d’abandonner la bataille qui nous rééquilibrera un peu tous les deux… La pérennité de l’espèce c’est moi, je te laisse le blabla love… Franchement ! T’aimerais pas savoir si elle est peau, claque, griffure ou morsure ? Une lombaire, une nuque, une nombril, une joue, une genou ? Une sein, une cuisse, une cul ? Une gobeuse d’orteil ? Une lécheuse de lobe, de trou du cul ? Jamais tu t’es demandé si elle était une petits cris apeurés, une silence torrentiel, une grondement vibrant ? Une insulteuse, une AAAAAAH primal ? Est-ce une indolente, une corridesque, une ondulante ?
Pour te remonter la mécanique, est-ce une agrippine, une frotteuse intégrale, une os du pubis, une fesse ? une yeux pute, de braise, ou clignotants ? une saloperie dans l’oreille, une tendresse ? Est-ce une attache-moi, une je t’attache, une bande moi les yeux, une je te bande les yeux ? Une branleuse de plage, une suceuse de cinema, une conduis pendant que je me branle et pas touche ? une prend-moi sur le pont ? une baise-moi dans l’ascenseur, une bouffe-moi dans les toilettes, une défonce-moi sur la table, une encule-moi à la fenêtre baby je salue les passants ? Je suis sûr que tu ne cracherais pas sur cette science !
Est-ce une je te suce dans les yeux ? Une doigt dans le cul ? Est-ce une tireuse de cheveux quand tu la lèches ? Une caresseuse didactique, une ongleuse de cuir ? Une vrilleuse d’oreille, une trayeuse de lobe ? Que fera-t-elle avec tes couilles ? Est-ce une encule-moi, une non pas là, une ni oui ni non let’s see what happens ? Ou une main pudique et silencieuse qui guide vers la petite étoile ? Est-ce qu’elle est turlute gratuite my pleasure, pipe chantage ou suceuse chupa chupps ?
Est-ce qu’elle est coton fillette, dentelle ? Cuir ? Latex ? Toi je sais, tu penses coton, parce que t’es sur un nuage et qu’elle porte plutôt du lin, du chanvre, des conneries dans le genre, mais va savoir… Est-ce qu’elle est jouis, viens, éjacule, donne moi ça ? allez ? vas-y ? oui ? putain ? beurk ? disgusting ? salaud ? inonde-moi ? crache moi dans la bouche ? fais-moi un shampooing ?
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature
08.09.2007
SOLENE MON AMOUR
14:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature
04.09.2007
SOLENE MON AMOUR
15:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature
SOLENE MON AMOUR
15:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature


