« 2007-06 | Page d'accueil | 2007-09 »

31.08.2007

SOLENE MON AMOUR

Bon, tu vois le tableau. J'ai regardé les étoiles, ça c'est vrai. Je veux dire, là, là, y'a pas deux minutes. Tu sais, un putain de ciel limpide, qui te jette toutes ses étoiles dans ta gueule, avec une grosse pute de lune qui te dit je vais bien tu vois... Si t'as des problèmes j'en ai aucun... Tu nages comme une sublime torpille tous les jours, tu sais les courants. Visiblement, la lune a raison. Aujourd'hui t'étais poussif, t'as nagé des enclumes aux attaches.
   Tu maudissais les femmes, tu les maudis toutes sauf une, et c'est pas la Lune. Tu regardes les étoiles maintenant, et Pink Floyd c'est plus du tout une consolation, tu vois ce que je veux dire ? J'te dis tu parce que tu t'appartiens plus... Mais c'est à toi que je parle, fais quand même gaffe... J'te vois mais alors 24 heures sur 24... T'es assez drôle dans ta manière de lutter pour ne pas aller la voir tous les jours, alors que depuis le début elle t'a collé ses antennes dans ton vouloir compliqué. C'est plus Pink Floyd, c'est 2007, tomber amoureux te donne encore plus envie de boire, de te détruire, voilà comment tu regardes les étoiles aujourd'hui, heureusement que tu n'écoutes plus Pink Floyd, tu n'aurais que des défauts... C'était si simple à l'époque, c'est si compliqué aujourd'hui. Alors que quoi ?! Cette fille a des yeux noisettes, elle aime une tunique que tu adores, elle a peut-être un gros cul, mais tu t'en fous, elle a surtout, tu sais, son visage, et puis ses yeux, et puis sa voix, et donc une grande douceur. Tu vois bien... Du coup, rien, pas de musique, surtout pas Pink Floyd, mais quand même ces putain d'étoiles, toujours là pour te résumer le potentiel commun et gnun gnun gnun, alors que toi, zyva aime, ça te rend pire que picoleur, t'es quand même un gentleman, jamais te viendrait à l'idée d'offrir un fond de péniche qui sent la vase à une sirène, et pourtant, pourtant, fais-moi plaisir, je sais c'est une femme, probablement une folle, une emmerdeuse, mais ce sera pour toi plus que de la civilisation, ce sera l'improbable, le yin et le yang, fais-moi plaisir, fais-le, dis-lui.

SOLENE MON AMOUR

Où qu'une âme pourrie comme la mienne trouve-t-elle encore la candeur de tomber amoureuse ? Moi le glacier ? Le fumier minéral ? La plaie définitive ? Je regardais les étoiles tout à l'heure... Ca m'a rappelé la dernière fois où j'étais globalement de haut en bas de fond en comble amoureux. Eh beh... J'ai dû vivre une glaciation que personne a fait gaffe. A l'époque, mon vice, je me souviens, je mettais une merde de Pink Floyd mais je trouvais ça merveilleux, comme si Pink Floyd pouvait, avait pu, faire autre chose qu'une pitoyable merde gentille, et donc je regardais les étoiles, toujours les mêmes putain d'étoiles, ou alors je résume, ça a dudurer quelques mois, mettons que je me contentais de celles qui apparaissaient dans l'espace que ma fenêtre d'alors leur réservait. Je devais pas vraiment faire attention à l'époque, même si je voulais être astronaute, tellement les mathématiques me paraissaient une source de clarté... La seule chose que je savais, c'est que potentiellement, ELLE pouvait être en train de regarder les mêmes étoiles que moi, sur une portion terrestre statistiquement infime, la France, moi le nord, elle le sud, donc, bon, forcément, statistiquement, elle devait penser à la même chose que moi, à savoir elle, enfin moi, et nous avons vécu heureux, quelque temps.

28.08.2007

SOLENE MON AMOUR

Putain de nom de Dieu de bordel de période maudite. Tu sais bien... Juste entre le moment où tu te prends son bonjour, son sourire et ses yeux noisette et là, là, maintenant, avant que tu te sois jeté à l'eau, quitte à prendre un bon bouillon, ce sera pas pire, de toutes façons dès que tu penses à elle, tu ne peux plus respirer. L'enfer et le paradis, conjoints. L'enfer, plus. Parce que tu n'as que toi à offrir. Et qu'il n'y a rien de pire que toi à offrir à cette fille, là, putain.

Toutes les notes