27.02.2008
BEAUTY AND THE BEAST
Je ne sais plus parler ! La dernière fois que j'ai sociabilisé, une petite fille d'une beauté surnaturelle, aux grands yeux sombres étincelants, m'a solennelle offert une graine. On dirait que certains enfants flairent instantanément ta folie, ton erreur, ton immonde solitude. Une graine sans rien de particulier. J'ai perdu la graine, c'était le matin, je n'avais pas mesuré l'importance de ce don. J'ai toujours l'impression que les gens attendent des cacahuètes, derrière leurs barreaux, alors les enfants... Mais la petite fille m'a donné une seconde chance, qu'as-tu fait de cette graine que je t'ai donnée, je ne suis pas vexée par ta légèreté, voici une seconde graine. Mets-la là, sur ton coeur, cette poche là stylo de ta chemise. Elle m'a regardé comme si je ne savais rien, je l'ai regardée comme si elle savait tout. J'en pleure là ce hiératique étrange cette vérité si simple. Comme on sait le sacré, enfant ! D'où lui viennent cette gravité, cette leçon, ce pardon ? N'eus-je pas une fois une jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d'or ?
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04.12.2007
SOLENE MON AMOUR
A mes abondant(e)s salauds salopes de lecteurs lectrices, desquel(le)s sont exclu(e)s les transients ventouze chatte, les indétrônables encule-moi, bouffe-moi la chatte, les innombrables blog lécheuse de couilles, d’ailleurs c’est presque beau le pragmatisme qui en vient à définir son fétichisme auprès de Dr. G, les fillette branleuse et même la merveilleuse attache-moi, puis attache-moi salaud ! tellement rien de ce que Google proposant tout n’est à la mesure de ce cri du cœur, de ce pli de la soif, oui, vous, qui me réclamez la fin ils vécurent heureux du film Solène, sachez qu’enfin et ce sera la seule belle nouvelle, j’ai, après avoir consacré une force de Titan à chasser mille de mes démons, trouvé celle qui consiste à se jeter à l’eau, par le petit plongeoir, entrebaillé, sans même consentant céciteux avoir flatté la température, et de la manière la plus banale qui soit. Elle m’a donc découpé le thorax avec la plus grande délicatesse pour me dire qu’il n'était pas certain que son chéri apprécie, une femme aussi parfaite, j’en étais sûr, je n'ai pas su quoi dire, inverser la tendance, einsteiner la parfaite loufoquerie légitimante de l'Abandon, je l’ai laissée prendre mon cœur entre ses mains d’angoissée, et nous avons souri quand elle l’a projeté contre le mur d’une cathédrale apparue pas loin, je ne sais par quel miracle. Et nous nous sommes dit un anrvouar qui était le triomphe de la Cvilisation. Revenir rewind sur le plongeoir et déglutir un peu tu vois, enfin vraiment dans la douleur, quand vous avez été vécu successivement par la pulsion de meurtre, y’a un blaireau j’en suis sûr il ne mesure pas sa chance, et de viol, je l’aime je la veux c’est l’Evolution qui parle, OR tu pars calmement parce qu’il était embarrassant de lui demander une chaise, tellement t’étais suffoqué par l’évidence, mais quand même, t’aurais bien voulu qu’elle t’asseye, pas pour le théâtre, mais parce que du coup, la suffocation le vertige, t’avais plus de cœur, tu voulais t’asseoir.
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26.11.2007
OCYTOCYNE BLUES
Une très poétique manière d’arpenter ses vieux couloirs, c’est par les épaules, en antennes d’escargots. C’est si sensible l’œil qui touche. Se rétracte dès qu’il a vu. Ca n’empêche pas d’avancer. La douleur de voir. On a le lapin, sinon, de si grandes oreilles pour vivre dans la peur perpétuelle. Multiplie par tous les sens que l’on n’a pas encore conçus, tu auras une idée évidemment de ce qui me fait fuir.
Ton avant-hier, par exemple. Sublime. Tu as bu quelques bières, puis une bouteille d’un excellent vin, et donc une bouteille de rhum. Tu as pris ta voiture, abandonné tes amis déprimants, tu t’es arrêté là où on vendait des cigarettes, un casino, t’as fait chier tout le monde, t’as parlé d’Einstein, de je ne sais quoi, de l'inventeur de la roue, de la figure du Désobéissant, à des ouvriers endimanchés des anciens légionnaires des serveuses hypocondriaques qui grâce à toi ont vu le monde sous un jour différent. Et toi aussi, tu t’es dit ah mais ouais en fait. De l'intérêt de verbaliser ce qu'on n'avait jamais encore pensé. Si on ne rencontrait pas d'Illumination au fond de son verre, qui boirait ? T’as partagé le profond silence d’une réflexion toute neuve et fascinante. T’as bu trois whisky, laissé un pourliche au seul serveur silencieux, un Noir, c’était sans doute maladroit. Ensuite la boîte. Au Pink Pussy on était vraiment désolé mais ça n'allait vraiment pas être possible. Un couple est arrivé, la fille t'a sauté au cou, t'as chancelé, elle a eu l'air peinée. Elle t'a caressé la joue, t'as failli pleurer, elle a dit je le raccompagne à sa voiture, pendant que t'essayais vaguement de mettre un cul sur son visage. Elle me prend pour quelqu'un d'autre. A la voiture, elle fait je t'appelle un taxi, tu ne réagis pas, tu la pelotes pendant qu'elle donne l'adresse, tu lui renifles la carotide, elle te malaxe un peu la queue, tu bandouilles. En cette minable époque de repus, t'as bandouillé, toi le casseur d'assiettes, c'est un crime. Et puis tu lui as dit ta gentillesse me blesse petite salope. Ca lui a bien plu. T'es dans un tel état, chaton, qu'est-ce qui t'arrives ? Tu l'as repoussée, et tu t'es tiré en faisant crisser les pneus. Au Select, la compassion mercantile t'a ouvert ses portes. Encore ce pochard absurde. Ils t'ont foutu dehors une fois, comme tout le monde, et tu reviens, tellement t'es digne. Quatre vodkas. Y’a un gars sympa qui a cherché à prendre de tes nouvelles, il a laissé tomber, vu ton état. Une fille sympa qui t’a dit, qui a pas su quoi dire devant l’ampleur du désastre. Elle sait que t'es un musicien privé de ses mains. Et puis t’as dansé, de cette danse qui attise ou la moquerie ou la pitié, mais tu as dansé, et c’était magnifique. T’as parlé à une blonde et tu lui as dit qu’elle avait une gueule de Gremlins, et t’as puisé dans Cicéron la preuve que c’était un compliment. Tu es rentré chez toi, et avec ta bagnole pourrie t’as visé les petites marches de ton entrée. T’as essayé de trouver tu sais le sésame en ta clé de bagnole, une porte est si forcément ton ennemie que l’idée d’utiliser la bonne clé t’est venue après une heure de glaciation vociférante. Une salamandre est passée, même pas goguenarde, juste au bout du rouleau, déshydratée. T'as pas trouvé quoi faire pour l'aider. Ta toute première salamandre, noire et jaune comme dans les livres. T’as dormi vingt-quatre heures, ignoré les sonnettes amicales et t’es sorti acheter du coca light, pour la deuze bouteille de rhum que t’as volée à tes amis déprimants. T'as été un peu déçu que ce soit que du 49 et pas du 55. Tu t’es dit demain je reconquiers mon estime. Ne jamais perdre son estime. Demain, c’est aujourd’hui. Et aujourd'hui t'as vomi.
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20.11.2007
MON BEAU CHAPEAU
En chapeau melon, je me suis promené dans la foule des femmes chaussées comme vous savez. Le nombre ayant toujours raison, je ne crois pas que le message soit passé.

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16.11.2007
GOD BLESS THE CHILD
Je suis né à l’époque où les petits nuages et les petits soleils tragiques pouvaient encore très bien se casser la gueule, pendant la météo. Où les sourcils étaient denses, les peaux grasses, les barbes broussailleuses, et les chattes triangulaires. A une époque où une vieille fille qui vendait des meubles pouvait vous épier de son côté de rue minuscule, registrer vos horaires et en discuter avec le curé. On pouvait oui vendre des meubles dans un virage, à l’ombre d’aucune vitrine et tenir des siècles. Les tapisseries étaient de sérielles abstractions de fleurs, les cols étaient compliqués à repasser, et il y avait des lampes tueuses psychédéliques dont on pouvait maniveller la mèche tressée. Le mercredi, l’église sonnait, pour voir. En dix pas, après le pont minuscule, pour vos trois ans, on vous offrait d’abord qu’est-ce que ce sera, une tarte aux fraises, ensuite puis-je vous renseigner, un hélicoptère en plastique. On soufflait trois bougies et, de l’index, on tournoyait les pales, fort d’une parfaite notion de l’éternité.
05:09 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature
INFERNO
Comment peux-tu être aussi odieux ? T’as été d’un odieux. T’as parlé de son cul à une fille inconnue qui est partie en pleurant, c’est là que t’as réalisé que t’étais passé de l’autre côté, vraiment tout au bout de l’ivresse, et que tu tenais ce rythme depuis une soixantaine d’heures, tu ne te rappelles pas avoir dormi, il te manque quelques heures, ça devait être ça… Elle est partie, la troupe t’a regardé sans comprendre, un peu choquée, et puis le cortège a repris sa danse, indifférent. Champagne ! Peut-être que la fille a surréagi, tu te souviens que l’intention n’était pas si cruelle, mais les mots sont sortis assemblés d’une manière si tranchante que ta propre tête est tombée aussi et tu n’as pas daigné la ramasser, t'as même shooté dedans, histoire d’abîmer encore un peu, si c'était possible. J’aime beaucoup quand tu es lancé dans ton numéro noir-enfer du je me fais haïr pour de mauvaises raisons, regarde-moi tous ces connards comme ils haïssent facilement. Tout le monde est tellement super cool, tellement super mort. Je trouve qu’il y a une indéniable beauté dans les écarlates d’écorché vif que tu donnes à voir à ceux dont la peur de tout est si grande qu’ils ont fini tout entier dans leur masque blasé-super cool, à ceux que tu ne peux pas considérer comme des amis, même s’ils en ont l’attribut patient. Magnifique ton endurance ! Incroyable, effrayante, sublime ! Comment fais-tu ? Dans quel obscur yoga réside ton secret ?
Donner à voir un homme en pleine destruction, en plein avilissement, pourquoi ? Et surtout à qui ? Je sais mieux que toi le vrai pourquoi de ta cabotinerie d’ivrogne total, à moi tu ne peux mentir, et je te le demande : apaise-toi, il y a des gens qui ne peuvent plus rien apprendre, ou au mieux à qui tu ne peux plus rien apprendre, surtout de cette manière, ça revient à se taper la tête contre les murs, ça ne suscite que la peur et l’incompréhension, abandonne cette hystérie avant qu’elle ne te tue. Tu ne l’as pas sentie, mais moi j’ai vu son couperet te passer à ça, en plein cortège, tout en haut. Je ne voudrais pas te perdre, j’ai deux trois choses à te faire faire, je crois que t’es au courant.
03:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature, enfer
02.11.2007
WAF WAF
- Ce n'est pas parce qu'on apprécie beaucoup la musique qu'il faut l'écouter au milieu d'un laboratoire de la Nasa !
- Ce que nous aimons en hi-fi et home-cinéma
- Le design
- La simplicité d’utilisation
- La discrétion visuelle
- Les petites chaînes “bijou”
- Les télécommandes tactiles multi-fonctions
- Les couleurs originales d’appareils
Ce que nous n'aimons pas (et le mot est faible)
- Les grosses enceintes
- Les câbles qui trainent (même s’ils sont très chers)
- Les appareils noirs et pleins de boutons
- Le besoin d’avoir cinq télécommandes sur la table
- Les pièges à poussière impossibles à nettoyer car pleins de fils enchevetrés
- En bref, Messieurs, si vous voulez un intérieur agréable à vivre dans tous les sens du terme, demandez-nous si votre choix est WAF compatible. Quant aux autres... laissez les au bureau !
- Ce label apposé sur nos fiches produit indique que nous le trouvons acceptable... voire très chou pour le mettre dans notre espace de vie. Notre sélection est impitoyable. Vous aussi, pouvez participer aux élections des nouveaux produits "WAF compatible".


14:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, amour, littérature
21.10.2007
HAUTETFORT
On s'embête, osons le dire. On s'embête solidement, surabondamment et du haut en bas. On est épuisé de rengaines politiques ou littéraires. On a mal au coeur de tout ce qui faisait la vie morale de l'ancien monde, et l'immuable nature de l'homme s'acharne pourtant à solliciter de l'idéal. Ce tigre veut sa pâture, sous peine de dévorer son triste cornac.
Or, il devient terriblement difficile à dénicher, ce merle blanc d'idéal, dans une civilisation de prétendue science et d'argent qui a congédié, depuis si longtemps, comme d'offensives chimères, la Foi, l'Enthousiasme, l'Héroïsme et jusqu'à la pauvre Charité tout en pleurs !
Léon Bloy, Belluaires et Porchers. (Pomponne. Fête du Saint Rédempteur, 1900)
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15.10.2007
LES CROUTONS DE PANURGE
BANDE DE CHAROGNES ! VOUS ME FAITES TOUS CHIER AVEC VOTRE RUGBY, VOS GAZ, VOS FRINGUES ET VOS PLAYLISTS ! ET VOS OPINIONS ! ET VOS PUTAIN DE BLOGS ! TOUS PAREILS ! LAIDEUR ! LAIDEUR ! LAIDEUR ! PARTOUT ! MATIN SOIR SOIR MATIN ! A CAUSE DE VOUS ! BANDE DE LARVES QUI VOUS TORTILLEZ SOUS UNE CHAPPE D'ENNUI ! ET DE HONTE !
POLLUTION IS THE SOLUTION dit une chanson. Ca vous distraira peut-être une bonne fois pour toutes !
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14.10.2007
SIC(K)
Peau morte
ocytocyne
branle moi
encule moi
bouffe moi le cul
blog cul
extrait lecheuse doigt dans cul homme
lecheuse blog
lecheuse de couille (la gauche ou la droite ?)
lecheuse de gland
ma chatte
solène blog
t'es mon amour
blog amour foudre (quand même !)
blog la femme de mon pote
blog lecheuse de couilles
blog photo chatte de ma femme bouffe moi le cul
bouffe moi
bouffe moi le gland defonce moi le trou du cul
bouffe moi la chatte
bouffe moi la toute
encule-moi (avec un trait d’union, donc)
je caresse solenne
je veux voir toute les fille qui on les plus gros sein de la te
la peau morte
notez ma chatte
ocytocine
peau morte sous les pieds.
notez ma chatte
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09.10.2007
OCYTOCYNE BLUES
En rentrant, j'ai fui. J'ai fui ce lieu de décomposition, sans oublier d'amputer leur bar, la dose pour écrire ces conneries, fui l'horreur d'un couple qui finalement suit sa vie, faute de mieux, vite vite, dépêchons-nous d'avoir l'air dans la continuité standard, puisque c'est ainsi au moins on entre dans la disparition, le flux habituel qui s'écoule dans une torpeur abrutie. On se rencontre, on se marie, on procrée, on est mort chéri(e).
Je vous entends d'ici, je suis un putain de romantique, ta Solène, ta Solène, tu veux plus, tu veux le grand tout, l'amour, la passion.
Je vous entends d'ici, je suis jaloux.
Là faut vous figurer ma folie.
Je suis indéniablement jaloux. Des gens laids, nuls, dénués de curiosité, s'occupant lamentablement de consommer quoi comment, et de ne rien comprendre au fond à leur travail même si complexe, à leur mission, peuvent évoluer librement, se reproduire entre eux, jouir d'une caresse entre deux silences engueulés, alors que moi, qui rentre autant que je fuis, toujours seul, parce que toujours sublime, je me bagarre tard le soir, je dégrise chez les flics, et malgré mon dégoût global, je me dis, c'est moi qui ai tort, ce n'est pas si difficile, enfin, suffit de mourir, peinard, et de mouliner encore sous le cercueil jusqu'à l'asphyxie !
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OCYTOCYNE BLUES
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27.09.2007
SOLENE MON AMOUR
En fait, ses yeux sont pires que noisette. Ils sont presque jaunes. Ambre. Cerclés de noir. Un vaisseau rouge exploded, là, là, la fatigue peut-être. Ou un micro-orgasme tellement t’es beau parce que t’es courageux. Et une putain de micro-pupille, en satellite de la principale, de quoi vous coller des insomnies. Y’en a peut-être plusieurs, je ne peux que jeter un œil. D’habitude, pour contempler ça, t’es moitié prévenu, soit t’as pris toutes les meilleures substances du monde et tu sais que la beauté est partout, soit l’herbe est sèche malgré la nuit, et tu t’allonges, les paumes en oreillers, doigts entrecroisés, et tu échafaudes une vie qui malgré l’infini échapperait à l’absurde.
Une constellation, un univers, mille, dans un seul oeil d'une femme pas noyée dans un verre d'eau comme ce toi que je me coltine.
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RRRR MON HOMME
Donne du rhum à ton homme, tu verras comm’il t’aimera. Avec forces œillades coquines, c’est ce que la mère de l’homme de ma mère chantait. Un p'tit signe, une malice, ni vu ni connu, vers sa bru. Un secret de beauté. On a chanté ça nous aussi, pourquoi pas. J’ai jamais vraiment compris cette histoire, j’aimais bien ce dont ça donnait envie. Ca donnait envie de s’étirer au soleil, en montrant les dents, hmm, c’est bon, de se tortiller, se gratter l’échine contre un sol bien dur, jusqu’à ce qu’une main vienne vous apaiser le ventre, vous caresser. Je comprends ça maintenant. Je ne sais pas ce qu’est le rhum, mais j’imagine que c’est ce qui a l’odeur de mon homme quand il se jette sur moi, en plein cœur de la nuit. Mon homme n’est pas très câlin, j’ai pu faire l’association. Mon homme bougonne quand je lui dis bonjour. Mon homme n’a pas d’horaire. On se figure que je n’en ai pas. Je dois reconnaître que je parais aléatoire, mais en vérité, je suis très organisée. Mon homme ne l’est pas. Je connais mon homme. Il était encore pas mal jusque y’a pas si longtemps. Il n’a jamais été câlin. Je ne lui en veux pas trop, il m’a extrait d’un minuscule endroit pollué, où je voyais trop d’hommes qui fumaient une de ces herbes qui me rendait l’endroit encore plus petit. Je courais sur les murs, affolée. Affolée aussi, la femme, elle allait mettre bas, j’imagine que folle comme j’étais, elle craignait que je les bouffasse, ces futurs chiards. C’est là que mon homme est venu. Je me suis dit, c’est donc ça le rhum. Une drôle d’odeur. J’ai pas compris tout de suite. Je déteste la voiture. Je me suis cassé peut-être deux ongles, au début du trajet. Mon homme conduisait, faisait des mmmmm très graves et vibrants pour que je m’évanouisse, enfin pour que je me taise. Il m’a bien fait comprendre que des ongles, j’en étais déjà à moins deux, et que peut-être il m’en faudrait quelques-uns encore, on savait pas.
J’ai crié, j’ai crié, ça ne servait à rien, mon homme s’est arrêté quand il a voulu. Une grande maison, un immense jardin, nous y sommes toujours.
Mon homme n’est pas câlin. Mais il me défend toujours, en cas d’agression. Presque toujours. Il ne se rend pas compte, mais au bruit je sais s’il dort ou fait semblant. S’il dort, et que je hurle de frayeur, immanquablement, il se réveille, et réveillé par mes hurlements il bougonne, et se dit : « qu’elle se démerde cette pute. » Alors, je hurle hurle, j’ai mis au point un son qui le sort du lit, malgré tout. Il vient voir, et grogne vers l’agresseur, qui s’enfuit. Parfois, il me caresse, y’a rien à craindre baby, mais je fais plus la différence, et je surhurle vers lui, et il retire sa main comme si je brûlais, il dit : « pff, bah va t’faire foutre », referme la fenêtre, et suppose qu’il a suffisamment effrayé mes agresseurs, et que de toutes façons je n’en méritais pas tant, et se force à dormir, ou à ignorer mes cris éventuels, coûte que coûte, c’est pas une pute dans mon genre qui va lui dicter sa vie.
Mais il vient rire dans mon ventre, comme un débile, quand sa femme lui a donné du rhum, et qu’il lui reste encore de quoi m’aimer. Je préférerais que mon homme soit plus constant. Plus câlin tout le temps. Qu’il ne me traite pas de pute quand je lui dis que j’ai faim, par exemple. Qu’il ne considère pas que ma vie soit totalement inutile. Que je ne suis pas qu’un tas souple de paresse parasite, que ma quête ce n’est pas l’eden-living.
Quand il vient rire ou sangloter ou parler dans ma toison, au cœur de la nuit, je finis par indulger, et lui chanter « Donne du rrrrhum à ton homme, tu verras comm’il t’aimera. », et il me prend, dans ses bras.
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15.09.2007
EMBRASSE-MOI
Ce matin, je t’ai extirpé d’un rêve-Solène d’une niaiserie que je renonce à qualifier et j’ai profité de notre gaule fanfare pour tenter de te ramener vers les questions essentielles. Est-ce que c’est plutôt une bout du gland, une diagonale du fou, ou une arG-boutant qui tue ? une cogne au fond ? ou les cinq ? Une allez fais la toupie ? Une dessus, une dessous, du devant, du derrière ? une zig-zag égalitaire ?... ou les mille et une ? J’avoue qu’elle me plaît aussi ta Solène, pas exactement de la même manière que toi, mais je refuse d’abandonner la bataille qui nous rééquilibrera un peu tous les deux… La pérennité de l’espèce c’est moi, je te laisse le blabla love… Franchement ! T’aimerais pas savoir si elle est peau, claque, griffure ou morsure ? Une lombaire, une nuque, une nombril, une joue, une genou ? Une sein, une cuisse, une cul ? Une gobeuse d’orteil ? Une lécheuse de lobe, de trou du cul ? Jamais tu t’es demandé si elle était une petits cris apeurés, une silence torrentiel, une grondement vibrant ? Une insulteuse, une AAAAAAH primal ? Est-ce une indolente, une corridesque, une ondulante ?
Pour te remonter la mécanique, est-ce une agrippine, une frotteuse intégrale, une os du pubis, une fesse ? une yeux pute, de braise, ou clignotants ? une saloperie dans l’oreille, une tendresse ? Est-ce une attache-moi, une je t’attache, une bande moi les yeux, une je te bande les yeux ? Une branleuse de plage, une suceuse de cinema, une conduis pendant que je me branle et pas touche ? une prend-moi sur le pont ? une baise-moi dans l’ascenseur, une bouffe-moi dans les toilettes, une défonce-moi sur la table, une encule-moi à la fenêtre baby je salue les passants ? Je suis sûr que tu ne cracherais pas sur cette science !
Est-ce une je te suce dans les yeux ? Une doigt dans le cul ? Est-ce une tireuse de cheveux quand tu la lèches ? Une caresseuse didactique, une ongleuse de cuir ? Une vrilleuse d’oreille, une trayeuse de lobe ? Que fera-t-elle avec tes couilles ? Est-ce une encule-moi, une non pas là, une ni oui ni non let’s see what happens ? Ou une main pudique et silencieuse qui guide vers la petite étoile ? Est-ce qu’elle est turlute gratuite my pleasure, pipe chantage ou suceuse chupa chupps ?
Est-ce qu’elle est coton fillette, dentelle ? Cuir ? Latex ? Toi je sais, tu penses coton, parce que t’es sur un nuage et qu’elle porte plutôt du lin, du chanvre, des conneries dans le genre, mais va savoir… Est-ce qu’elle est jouis, viens, éjacule, donne moi ça ? allez ? vas-y ? oui ? putain ? beurk ? disgusting ? salaud ? inonde-moi ? crache moi dans la bouche ? fais-moi un shampooing ?
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